Zénith, Casino-Théâtre ou Bikini : les trois grandes salles de concert de Toulouse

À Toulouse, les tournées se répartissent entre trois salles qui ne se ressemblent pas : le Zénith et ses milliers de places, le Casino-Théâtre Barrière et ses fauteuils, le Bikini et sa salle debout. Savoir laquelle accueille votre soirée change la façon de s'y préparer.

Trois salles, trois échelles

Quand un artiste passe à Toulouse, la salle qu'il choisit dit déjà beaucoup de la soirée. Trois lieux reçoivent l'essentiel des tournées d'envergure :

  • le Zénith de Toulouse, dans le quartier de la Cartoucherie, jusqu'à 11 000 personnes ;
  • le Casino-Théâtre Barrière, sur l'île du Ramier, 1 200 fauteuils ;
  • le Bikini, à Ramonville-Saint-Agne, jusqu'à 1 500 personnes, surtout debout.

Trois jauges, trois ambiances, trois façons d'y aller. Ce guide les présente côte à côte.

Le Zénith : les très grandes jauges

Ouvert en 1999, le Zénith de Toulouse a été le plus grand Zénith de France jusqu'à l'ouverture de celui de Strasbourg en 2008, et reste le deuxième. Ses gradins mobiles lui permettent de passer d'une configuration entièrement assise, jusqu'à 7 030 places, à une configuration assis-debout de 11 000 personnes.

C'est la salle des artistes qui remplissent des arénas : grandes tournées de chanson et de rap, humoristes aux très grandes jauges, comédies musicales, spectacles familiaux et shows internationaux. On y vient pour l'événement, souvent acheté des mois à l'avance.

Ce qu'il faut retenir pour s'y préparer : le tram T1 s'arrête à cinq minutes, un parking gratuit d'environ 2 000 places ouvre 2 h 30 avant, les portes ouvrent 1 h 30 avant, et la liste des objets refusés à l'entrée est longue. Nos guides d'accès, de placement et sur les objets interdits détaillent chaque point.

Le Casino-Théâtre Barrière : une salle de fauteuils sur l'île du Ramier

Le Casino-Théâtre a ouvert le 13 octobre 2007, au 18 chemin de la Loge, sur l'île du Ramier. Le bâtiment, dessiné par les architectes Jean-Michel Wilmotte et Gérard Huet, est construit sur pilotis : l'île est exposée aux crues de la Garonne. Il occupe l'emplacement d'une école d'ingénieurs détruite par l'explosion de l'usine AZF en 2001.

Sa salle compte 1 200 fauteuils, et peut se transformer en dîner-spectacle de 500 couverts. On y programme des concerts, du théâtre, de la danse, du cirque et de l'humour. C'est une échelle très différente du Zénith : une salle où chacun est assis, plus proche de la scène, et où le spectacle se regarde plus qu'il ne se vit debout.

Un point pratique propre au lieu : l'accès au site est fermé en cas d'alerte crue déclenchée par la municipalité. C'est rare, mais c'est la raison pour laquelle, un soir d'intempéries sévères, il vaut la peine de vérifier que le spectacle est maintenu.

Le Bikini : le concert debout, à Ramonville

Le Bikini est une institution toulousaine : né en 1983, il a été détruit par l'explosion d'AZF en 2001, puis a rouvert en 2007 à Ramonville-Saint-Agne, rue Théodore Monod, dans le Parc technologique du Canal. Il accueille jusqu'à 1 500 personnes, sur deux niveaux, et programme environ 200 concerts par an, principalement de rock et de musiques actuelles. Détail qui fait sa réputation : une piscine jouxte la terrasse.

C'est la salle du concert debout, où la proximité avec le groupe compte plus que le confort. Pour y aller sans voiture, il faut prendre le métro B jusqu'au terminus Ramonville, puis soit le bus 111 jusqu'à l'arrêt Hermès, soit marcher 15 à 20 minutes. Attention au détail qui compte : le dernier bus 111 part à 20 h. Au retour, il faudra donc marcher jusqu'au métro, ou avoir prévu une autre solution.

Une histoire commune : le 21 septembre 2001

Ces trois salles partagent un point d'histoire que l'on connaît mal hors de Toulouse : toutes trois ont été marquées par l'explosion de l'usine AZF, le 21 septembre 2001. Le Zénith, alors âgé de deux ans, a dû être réparé, pour un coût de plus de 3 millions d'euros hors taxes. Le Bikini, installé depuis 1983 près du site, a été détruit, et il a fallu six ans pour le voir renaître à Ramonville. Quant au Casino-Théâtre, il a été construit à l'emplacement de l'école d'ingénieurs que l'explosion avait rasée.

Le paysage des salles de concert toulousaines actuel est donc en grande partie né de cette reconstruction : deux des trois lieux ont ouvert en 2007, la même année, sur des sites liés à la catastrophe.

Comment choisir, quand on a le choix

Souvent, on ne choisit pas : un artiste passe dans une seule salle. Mais quand deux dates se présentent — un artiste qui joue au Bikini une année et au Zénith la suivante, ou deux spectacles d'humour dans deux salles —, quelques repères aident :

  • pour la proximité : le Bikini et le Casino-Théâtre, avec leurs jauges d'un peu plus de mille places, offrent une distance à la scène que le Zénith ne peut pas offrir, sauf en fosse ;
  • pour le confort assis : le Casino-Théâtre, tout en fauteuils, ou les gradins numérotés du Zénith ;
  • pour l'ambiance de concert : la fosse du Zénith pour les grandes tournées, le Bikini pour les groupes de rock et d'électro ;
  • pour l'accès sans voiture : le Zénith, avec le tram à cinq minutes, est le plus simple. Le Bikini demande de surveiller l'heure du dernier bus.

Ce que ce site suit

Ces trois salles sont celles dont ce site publie la programmation. Toulouse compte bien d'autres scènes, des cafés-théâtres aux salles de musiques actuelles du centre-ville ; elles ont leurs propres agendas. Ici, l'objectif est de savoir en un coup d'œil qui passe dans les grandes salles de la ville cette saison. La programmation du Zénith et la programmation des autres salles sont mises à jour chaque jour.

Sources

Une erreur, un changement ? Signalez-le nous.

Autres guides